- 27 avr.
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Ce matin, quand je me suis réveillée, il n’y avait que mon père à la maison. Ma mère était déjà sortie, sûrement au sauna.
J’ai hésité à manger un truc, puis j’ai laissé tomber. Je me suis dit que j’attendrais qu’elle rentre pour déjeuner.
Et puis mon père m’a dit :« Munju, on se fait des nouilles, tous les deux ? »
Ça m’a paru un peu étrange.
Je crois que ça fait un moment que la distance s’est installée entre nous. Peut-être depuis que j’ai commencé à avoir des copains.
Sans que je m’en rende compte, il y a des choses que je ne lui dis plus, des sujets que j’évite, et des silences qui prennent un peu plus de place.
J’ai préparé les nouilles. J’ai fait attention, plus que d’habitude.
Pendant qu’on mangeait, le silence était là, un peu pesant.
Pour le casser, j’ai posé des questions un peu inutiles —si c’était bon, si c’était bien assaisonné…
Il m’a répondu comme d’habitude. Mais ce “comme d’habitude” n’était plus vraiment le même.
Au final, je ne sais même pas comment j’ai mangé.